vendredi

image 77-5

Je me souviens de ce temps où tu te noyais dans l’ivresse d’un vin trop fort pour toi, qui te rendait si bavarde et qui faisait éclater ton rire qui me pénétrait comme l’écho d’un souvenir d’antan.
Je me souviens du son de cette voix suave dont je rêvais qu’un jour elle me murmure les mots qui font frissonner Marieke, je me brûlais les doigts avec le reste d’une cigarette que je ne fumais pas, trop fou des courbes de tes hanches et des … qui se formaient autour de ta bouche quand tu recrachais la fumée de ta cigarette.
Tes lèvres , je me souviens de leur grâce. Cette grâce que j’avais envie de goûter depuis toujours.
Marieke, ma Lolita du soir, aujourd’hui comme chaque jour je passe devant le café du Coq et tu me hantes, toi qui m’a inspiré des passions amoureuses à jamais perdues.
Je fixais ta nuque à t’en dévorer et tes jambes me portaient à chacun de mes pas.
Qu’es-tu devenue ?
Chaque jour je sens ton souvenir effleurer mon corps quand je passe devant le lieu de mes désirs à jamais enfermés dans un corps qui t’a toujours désiré mais ne frôlera jamais plus ta peau.

auteur : Hano-ah