Loin déjà, le vert amer, derrière, ou presque :
23ème jour de sa vie d'errances choisies, nivellements par le bas de la ville, intensifiés.
Dalles prégnantes, où, parfois le danger côtoie l'hilare, et dont il se veut l'arpenteur-guetteur. La capitale l'essouffle, le sollicite, l'emboite à pas de louve, l'insomnise par ses cris, clinquements, crissements de gorges et de métal.
Mais ce matin, il savoure la douceur en demi-somnolence d'un dimanche de novembre. Climatique.
Il dit IL, car le JE est à déconstruire, l'ancien étant resté en campagne amnésique subjective chez les pseudo-parents, en un village aux rumeurs(rue-meurt) d'étroitesse et courants d'air.
A présent, ironiser est sa possible avancée. Ici trés fort, plus loin sans doute, et chaque pas en passe d'être du passé. Le sombre du virage le stimule, équilibre instable de son évolution mutante, équation d'inconnues à croiser... car justement, voici des rires de filles au coeur du tunnel, sourdine passéiste, d'où sa frontière de peau toujours poreuse aux émois, se réveille et frissonne, des tympans à la plante, où l'ombre va fraîchissante sur le bout du miroir-mirage.
Rires d'invisibles rétroviseurs et d'enceintes fantômes; Caro, sa diva des salles paroissiales d'il n y a guère, lui apparaît, anachronique dans nuit-tunnel de la capitale... Qu il relègue vaille que vaille, avec les sentiers étrécis qu il ne veux plus savoir. Même si en cruel manque de toutes ces odeurs vivantes...
A présent, goudron rapiécé, tags nerveux comme des cris muets, affiches obsolètes, trottoirs et poivrots défoncés...mais tramways de visages à apprendre !
A présent, plus rien à justifier, rien d'obligé, que du présent. Le IL pouvant dé-jouer le JE, à force d'addition de présents.
auteur : Thierry Ries